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Recherches à l'étranger
Les recherches généalogiques en Italie
Etat Civil ('Stato civile')
1/ Les conquêtes napoléoniennes ont été suivies, dans le nord par la mise en place d'une administration locale calquée sur l'administration française, et ce sur les bases juridiques du "Code Napoléon".
De 1803 à 1816 des registres d'état civil comparables aux registres français de l'époque ont donc été tenus dans les communes italiennes qui faisaient parties de l'Empire français ("stato civile napoleonico"). Les actes y étaient rédigé soit en langue française soit en langue italienne. La chute de l'Empire mis fin à cette pratique dans certains endroits, restituant au clergé la charge de recenser les naissances, mariages et sépultures.
Les registres du "stato civile napoleonico" sont généralement conservés dans les archives d'état ("archivi di stato") dans les chefs lieux des provinces.

2/A la chute de l'empire, le royaume des DEUX-SICILES, le grand duché de TOSCANE et les duchés de PARME et de MODENE conservèrent jusqu'à leur annexion au royaume d'Italie, le principe d'un état civil laïc conjointement à la tenue des registres paroissiaux.Ce dernier organisa un service d'enregistrement pour les non-catholiques ("stato civile acattolico").

Pour l'ex grand duché de TOSCANE, ces registres couvrent la période de 1808 à 1865 et sont conservés à l'"archivio di stato" de Florence ("Firenze").
Pour l'ex royaume des DEUX-SICILES, leurs lieux de conservation peuvent être différents d'une Province à l'autre.

3/L'état civil laïc post unitaire, institué par le décret royal du 15/11/1865 ne fut généralisé qu'à partir de 1870. Les registres tenus en double original et dotés de tables alphabétiques annuelles et décennales ("indice") sont conservés dans les archives actives des communes et dans les chancelleries des tribunaux territorialement compétent ("procedure della republica") ; ils ne sont pas, en principe, consultables. Des copies intégrales des actes qu'ils contiennent peuvent néanmoins être obtenues après accord du Procureur de la République.
Les actes de l'état civil post unitaire (et principalement les actes de naissance) sont de véritables "mines" généalogiques en raison de très nombreuses "mentions marginales" ("menzione") qu'ils peuvent comporter.

Pour demander une copie intégrale d'actes, il est nécessaire d'obtenir une autorisation expresse du Procureur de la République ("Procuratore della Repubblica") ( décret royal n° 128 du 9 juillet 1939 sur l'organisation de l'état civil - article 185). Pour ce faire, adresser à l'autorité judiciaire sa demande, motivée, en double exemplaire sur papier timbré ("carta bollata") dont le coût est actuellement de 20.000 lires la feuille. Si la réponse est positive, l officier de l'état civil délivrera la copie intégrale (souvent une photocopie certifiée conforme) de l'acte sollicitée. La demande d'extraits d'actes, bien plus simple est souvent gratuite par correspondance.
Les registres de population ('Anagrafe')
Les municipalités italiennes disposent d'un "bureau démographique" ("anagrafe") chargé de tenir à jour le recensement de la population se trouvant en résidence légale sur le territoire communal, avec récapitulation aux noms des chefs de famille. La plupart de ces bureaux sont aujourd'hui informatisés. Grâce aux archives de ces services qui n'ont pas d'équivalent en France, il est possible de connaitre les renseignements essentiels sur l'idendité ("estremi") d'une personne italienne ou étrangère, ayant eu à un moment donné son domicile légal dans une commune définie, sans pour autant qu'elle y soit née ou qu'elle s'y soit mariée.

L'instauration de l'"anagrafe" sous sa forme actuelle a débuté lors de la phase finale de l'unité italienne ( 1870 ) mais les fichiers y afférents ne sont parfois fiables qu'à partir de 1900 dans certaines régions.
L'"ufficio d'anagrafe" délivre entre autres des certificats de situation de famille ( "certificati di stato di famiglia" ), véritables photographies d'un groupe familial à un moment donné puisqu'ils relatent l'état civil complet du chef de famille et de son conjoint, les dates et lieux de naissance de leurs enfants vivants, la profession, le domicile ...

Dans certaines régions, principalement celles qui après la chute de l'Empire napoléonien se sont retrouvées sous domination autrichienne, les archives démographiques ("archivio anagrafico") peuvent remonter aux premières décennies du XIXè siècle.

A l'origine, les finalités de l'"anagrafe" préunitaire étaient diverses (statistiques, fiscales, policières, conscription militaire...) et sa présentation matérielle a varié dans le temps et selon les régions (simples registres alphabétiques, registres par quartiers, sous dossiers patronymiques, sous dossiers par immeuble...).
Mais quelle qu'en soit sa présentation l'"anagrafe" comporte toujours les renseignements indispensables pour faire avancer une recherche sur l'histoire des familles (noms, prénoms, surnoms, filiation, lieu de naissance, âge ou date de naissance, nationalité, religion, situation familiale, domicile, profession...) et son exploitation est facilitée par l'existence de répertoires alphabétiques ("indice")
Les listes électorales ('Liste elletorale')
L'"ufficio anagrafe" post unitaire est également chargé de la tenue des listes électorales ("liste elletorale"). La consultation de celles-ci peut être d'un certain intérêt pour les chercheurs, mais cet intérêt et néanmoins limité par le fait que le système électoral italien est resté longtemps censitaire, que le droit de vote n'a été accordé aux femmes qu'après la seconde guerre mondiale et que les incapacités electorales étaient nombreuses ( la loi n°1058 du 07/10/1947 énumère plus d'une cinquantaine de crimes, délits et infractions incapacitantes et interdit le droit de vote, entre autrs, aux tenanciers de maisons closes ( "tenutari dei locali di meretricio" )et aux concessionnaires de maison de jeu ("concessionari di case di gioco")
Conscription militaire ('Registri degli uffici di leva')
Les registres de conscription militaire ( "registri degli uffici di leva" ) peuvent être pré ou post unitaire mais ne remontent jamais au delà du début du XIXè siècle.
Elaborés par les services communaux et exploités par les districts militaires ("distretti militare"). Ils peuvent être retrouvés soit aux archives d'état ("archivi di stato") soit dans les archives historiques communales ("archivio storico comunale").
Registres paroissiaux catholiques ('Registri parrocchiali cattolici')
En 1563 le concile de Trente, a établi les règles canoniques de la doctrine catholique sur le sacrement du mariage et a prescrit l'institution d'archives dans chaque eglise et la tenue de registres pour l'enregistrement des baptèmes, mariages et sépultures ("liber baptizatorum", "liber matrimoniorum" et "liber defunctorum") dans chaque paroisse.
Mais en Italie, certains prêtres catholiques n'avaient pas attendu cette obligation pour tenir de tels registres qui facilitaient l'exercice de leur ministère : le premier registre de baptème italien connu remonte à 1396 et se trouve aux archives diocésiennes de Gemona (Friulli).

Dès la fin du XVIè siècle les prescriptions du Concile de Trente étaient à peu près correctement appliquées sur tout le territoire italien. En 1634, dans l'ouvrage "de officio e protestate parochi" Barbosa codifia les modalités de la tenue des registres paroissiaux.
Aux trois registres précités il y ajouta deux autres, consacrant ainsi leur pratique antérieure, le "status animarum" ("l'état des âmes" = "stato delle anime"), véritable recensement des paroissiens avec noms, prénoms, filiation, âge et profession, et le "liber confirmatorum" dans lequel sont relatées les confirmations administrées par l'Evêque diocésien ainsi que la filiation et la paroisse d'origine des fidèles ayant reçu la confirmation.

En Italie tous les registres paroissiaux sont tenus en latin d'église jusqu'au XIXè siècle. La rédaction des actes est souvent succinte et de nombreuses abréviations y sont utilisées. Le graphisme peut être déroutant pour des chercheurs français car l'écriture gothique est encore parfois utilisée jusqu'à la fin du XVIII è siècle.

L'exploitation des actes paroissiaux italiens est identique à celle des registres de catholicité français mais la consultation des "états des âmes" ("stati delle anime") quand ils ont été conservés, facilite grandement le travail des chercheurs.

La laïcisation de l'état civil en Italie, tant à l'époque napoléonienne, qu'après 1865, n'a pas entrainé comme en France, le transfert des registres paroissiaux aux communes ou aux archives d'Etat. Ces registres sont demeurés la propriété des paroisses et ils y sont conservés dans des conditions variables selon leurs possibilités ligistiques. leurs conditions de consultation sont soumises donc aux contingences locales.
Les registres des paroisses aujourd'hui disparues peuvent être retrouvées, soit dans une paroisse d'accueil, soit aux archives diocésaines ("archivio vescovile").

Pour la ville et le diocèse de Rome, près de 80% des registres paroissiaux sont conservés aux "archives secrètes du Vatican" ("archivio secreto del Vaticano" - "sezione archivio del vicaratio di Roma") où ils sont accessibles aux chercheurs.
Archives diocésaines ('Aarchivio vescovile')
Les archives diocésaines italiennes accueillent les "archives paroissiales" des paroisses disparues. L'on y trouve également les "liber confirmatorum", les procès d'excommunication et d'Inquisition, les dispenses pour mariages, les conversions au catholicisme des protestants et des israélites, les dossiers personnels des membres du Clergé, les titres des biens immobiliers de l'Eglise et des Congrégations....

Pour le diocèse de Rome ces fonds se trouvent aux archives secrètes du Vatican.

La liste complète des paroisses et diocèses d'Italie est publiée dans l'"annuario cattolico italiano" qui donne les adresses des 280 sièges épiscopaux et des 25000 paroisses avec indication de l'année de fondation de chacune.
Registres protestants des paroisses vaudoises
('Registri parrochiali dei protestanti valdesi')
Les registres protestants vaudois (Région de l'actuel Piémont) remontent à 1685 et contiennent les mêmes renseignements d'état civil que les registres catholiques. ils sont conservés dans leurs paroisses respectives.
Archives notariales
Les notaires sont tenus de verser leurs registres aux Archives notariales du district ("Archivi notarii distruetales") pas toujours consultables. Au delà de 100 ans, les minutes notariales se retrouvent aux Archives d'Etat où elles sont classées par notaire et par commune ou hameaux ("frazione"). Les archives notariées peuvent remonter jusqu'en 1600.
Quelques liens
L'association "Ancêtres Italiens" : http://www.geneaita.org/emi
Répartition des patronymes en Italie :
http://gens.labo.net
Les adresses des archives par région :
http://wwwdb.archivi.beniculturali.it/UCBAWEB/indice.html
Archives d'Etat
Site web: http://www.archivi.beniculturali.it/UCBAWEB/home.html
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